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Tout savoir sur la mise bas chez la chienne

Photo du rédacteur: LE BLOG BY VHPD
LE BLOG BY VHPD
4 sept.
8 min de lecture

La mise bas arrive souvent vite, parfois au milieu de la nuit, et rarement au moment le plus pratique. Une chienne qui semblait calme quelques heures plus tôt peut se mettre à haleter, gratter son panier, refuser sa gamelle puis chercher un endroit isolé. Ces signes sont normaux, mais ils peuvent aussi inquiéter quand on ne sait pas à quoi s’attendre.


La naissance des chiots demande surtout de l’anticipation, de l’observation et du calme. La plupart des chiennes savent instinctivement quoi faire, mais certaines situations exigent une réaction rapide. Savoir distinguer une mise bas normale d’un problème permet de protéger la mère et les petits.


Cet article donne des repères généraux sur la préparation, les étapes de la naissance, les signes d’alerte et les soins après la mise bas. Il ne remplace pas l’avis d’un vétérinaire, surtout si la chienne présente une douleur inhabituelle, un épuisement marqué ou des contractions inefficaces.


Vue à hauteur d’œil d’une chienne gestante reposant dans une caisse de mise bas préparée à la maison.
Un espace calme et propre aide la chienne à se sentir en sécurité avant la naissance.

La gestation prépare la chienne à la naissance


Chez la chienne, la gestation dure en moyenne environ 63 jours après l’ovulation, avec des variations possibles selon la date exacte de la saillie, la race, la taille de la portée et le suivi de reproduction. Une chienne peut donc sembler “en retard” ou “en avance” si la date retenue correspond seulement au jour de l’accouplement.


Le suivi vétérinaire aide à mieux estimer le terme. Une échographie peut confirmer la gestation, tandis qu’une radiographie en fin de gestation peut aider à compter les chiots, quand le vétérinaire la juge utile. Connaître le nombre attendu de chiots évite de croire la mise bas terminée alors qu’un petit reste à naître.


À l’approche du terme, plusieurs changements apparaissent souvent :


  • La chienne cherche un lieu calme et sécurisé.

  • Elle gratte son panier, déplace les couvertures ou creuse le sol.

  • Elle mange moins, parfois plus du tout quelques heures avant.

  • Elle halète, tremble légèrement ou semble agitée.

  • Ses mamelles sont plus développées et peuvent produire du lait.

  • Sa vulve devient plus souple, avec parfois des pertes claires.


Une baisse de température rectale peut aussi annoncer la naissance. Chez beaucoup de chiennes, la température descend sous son niveau habituel dans les 24 heures qui précèdent le travail. Ce signe n’est pas parfait, mais il devient utile si la température a été prise régulièrement les jours précédents, à heure fixe, avec le même thermomètre.


La préparation de la mise bas chez la chienne commence idéalement avant les premiers signes. Une caisse de mise bas adaptée doit être installée dans un endroit calme, propre, tempéré et facile à surveiller. Elle doit être assez grande pour que la mère puisse s’allonger complètement, mais assez rassurante pour éviter qu’elle ne cherche un placard, un lit ou un coin difficile d’accès.


Il faut aussi prévoir du matériel simple :


  • Des serviettes propres.

  • Des alèses ou tapis absorbants.

  • Des gants jetables.

  • Une balance précise pour peser les chiots.

  • Un carnet pour noter heures de naissance, poids et observations.

  • Le numéro du vétérinaire habituel et celui d’un service de garde.

  • Une source de chaleur douce pour les chiots, sans risque de brûlure.


La chaleur est un point essentiel. Les nouveau-nés régulent mal leur température. Ils doivent rester au chaud, mais ils doivent aussi pouvoir s’éloigner de la source de chaleur si elle devient trop forte.


Les premiers signes montrent que le travail commence


Le travail se déroule en plusieurs phases. La première passe parfois inaperçue, surtout chez une chienne discrète ou très proche de son humain. Elle correspond à la préparation du col de l’utérus et de l’organisme avant l’expulsion des chiots.


Pendant cette phase, la chienne peut tourner en rond, respirer rapidement, refuser les caresses, demander au contraire plus de présence, lécher sa vulve ou rester couchée sans trouver de position confortable. Certaines vomissent un peu. D’autres cherchent à sortir pour uriner souvent, car la pression abdominale augmente.


Cette période peut durer plusieurs heures. Elle est souvent plus longue lors d’une première portée. Tant que la chienne reste consciente, réactive, sans pertes anormales ni douleur extrême, il faut surtout la laisser tranquille. Trop intervenir peut augmenter son stress.


L’environnement compte beaucoup. Une chienne qui se sent observée, dérangée ou en insécurité peut retarder le travail. Les allées et venues, les enfants excités, les autres animaux curieux ou la lumière vive ne l’aident pas. Une surveillance discrète vaut mieux qu’une présence envahissante.


Gros plan d’un thermomètre, de serviettes propres et d’un carnet placés près d’une caisse de mise bas.
Quelques objets simples permettent de suivre la mise bas sans improviser.

Le bon réflexe consiste à observer et à noter. L’heure du début des signes, les pertes visibles, les changements de comportement et les contractions donnent de précieuses informations si un vétérinaire doit être appelé.


Certaines pertes sont normales. Des pertes claires ou légèrement muqueuses peuvent apparaître avant les premiers chiots. En revanche, des pertes franchement malodorantes, abondamment sanglantes, ou une dégradation rapide de l’état général doivent conduire à demander un avis vétérinaire.


Il faut aussi rester attentif aux pertes verdâtres. Chez la chienne, elles peuvent être liées au décollement placentaire. Elles ne sont pas toujours inquiétantes si un chiot naît rapidement après, mais elles deviennent préoccupantes si aucun chiot ne suit dans un délai raisonnable ou si la chienne semble souffrir.


La naissance des chiots suit un rythme variable


La phase d’expulsion commence avec des contractions visibles. L’abdomen se contracte, la chienne pousse, se couche sur le côté ou s’accroupit. Le premier chiot demande souvent plus de temps, car il ouvre le passage. Ensuite, les naissances peuvent s’enchaîner ou être séparées par des pauses.


Un chiot naît généralement entouré d’une poche. La mère la déchire, lèche le petit, stimule sa respiration puis coupe le cordon avec ses dents. Elle peut aussi manger le placenta. Ce comportement est naturel. Il faut juste éviter qu’elle en mange un trop grand nombre si cela provoque des vomissements ou une diarrhée.


Si la mère ne libère pas le museau du chiot rapidement, il faut agir avec douceur. On peut ouvrir la membrane au niveau du nez et de la bouche, essuyer les voies respiratoires avec une serviette propre, puis frotter doucement le chiot pour le stimuler. Le but n’est pas de secouer le petit, mais de l’aider à respirer et à se réchauffer.


Les pauses entre deux chiots varient. Une chienne peut se reposer, allaiter les premiers-nés, boire un peu, puis reprendre les contractions. Une pause calme, avec une mère attentive aux chiots et sans effort de poussée prolongé, peut être normale. Par contre, des contractions fortes et répétées sans naissance doivent alerter.


Pendant la mise bas, il est utile de noter pour chaque chiot :


Information à noter

Pourquoi c’est utile

Heure de naissance

Pour suivre le rythme de la portée

Poids de naissance

Pour surveiller la prise de poids ensuite

Aspect général

Pour repérer un chiot faible ou froid

Présence du placenta

Pour signaler un doute au vétérinaire


Le poids doit être suivi chaque jour au début. Un chiot en bonne santé tète régulièrement, dort près de sa mère et évolue dans un environnement chaud. Un chiot qui pleure sans arrêt, reste à l’écart, semble froid ou ne prend pas de poids doit être surveillé de très près.


Vue rapprochée d’un chiot nouveau-né contre le ventre de sa mère dans une caisse de mise bas propre.
Les premières tétées apportent chaleur, énergie et anticorps aux chiots.

Le colostrum, le premier lait, joue un rôle majeur. Il apporte de l’énergie et des anticorps aux nouveau-nés. Les premières tétées sont donc précieuses. Si un chiot ne parvient pas à téter, il ne faut pas attendre trop longtemps avant de demander conseil.


La mère, elle aussi, doit être observée. Elle peut être fatiguée, mais elle doit rester consciente, s’intéresser à ses petits et récupérer progressivement entre les efforts. Une chienne abattue, très douloureuse ou qui rejette toute la portée nécessite un contact vétérinaire.


Les signes d’alerte demandent une réaction rapide


La plupart des mises bas se passent bien, mais certaines tournent à l’urgence. Mieux vaut appeler trop tôt que trop tard. Un vétérinaire pourra dire si la situation peut être surveillée à la maison ou si une consultation s’impose.


Les principaux signes d’alerte sont les suivants :


  • La gestation dépasse largement le terme estimé sans signe de travail.

  • La chienne présente des contractions fortes depuis longtemps sans naissance.

  • Un chiot est visible à la vulve mais ne sort pas.

  • La chienne semble très faible, prostrée ou douloureuse.

  • Les pertes sont abondamment sanglantes ou malodorantes.

  • Des pertes verdâtres apparaissent sans naissance rapide.

  • La chienne a de la fièvre ou paraît très malade.

  • Un intervalle très long survient alors qu’il reste des chiots attendus.

  • Un chiot naît inerte et ne réagit pas malgré une stimulation douce.


Certaines races présentent davantage de risques de mise bas difficile, notamment les races brachycéphales ou les chiennes de très petit gabarit avec de gros chiots. Les antécédents comptent aussi. Une chienne ayant déjà eu une césarienne, une inertie utérine ou une portée compliquée doit être suivie de près.


Il ne faut pas tirer fortement sur un chiot engagé. Une traction mal faite peut blesser le chiot ou la mère. Si un chiot reste coincé, si la position semble anormale ou si la chienne s’épuise, l’aide vétérinaire devient indispensable.


Il faut aussi éviter les médicaments donnés sans avis. Les produits qui stimulent les contractions peuvent être dangereux si un chiot bloque le passage. Ils ne doivent être utilisés que sur décision vétérinaire, après évaluation de la situation.


En cas de doute pendant une mise bas, l’appel au vétérinaire est toujours le choix le plus sûr. Une description précise des heures, des contractions et des pertes aide à prendre la bonne décision.

Cette vigilance ne doit pas faire paniquer. Elle sert surtout à agir au bon moment. Une naissance peut être longue sans être anormale, mais elle ne doit jamais devenir une attente passive face à une chienne qui souffre ou s’épuise.


Les premières heures après la naissance restent décisives


Quand tous les chiots sont nés, la chienne doit pouvoir se reposer dans un endroit propre, sec et tranquille. Les alèses souillées peuvent être remplacées rapidement, sans déplacer inutilement la portée. La mère a besoin d’eau à proximité et d’une alimentation adaptée à la lactation, souvent plus riche que sa ration habituelle.


Les lochies, c’est-à-dire les pertes après la mise bas, peuvent persister plusieurs jours. Elles doivent diminuer progressivement et ne pas sentir mauvais. Une odeur forte, une fièvre, un abattement ou une perte d’appétit marquée peuvent évoquer une infection ou une complication.


Les mamelles doivent rester souples, même si elles sont pleines. Une mamelle rouge, chaude, douloureuse ou dure peut signaler une mammite. Les chiots peuvent alors refuser de téter ou sembler malades. Là encore, un avis vétérinaire rapide est nécessaire.


Vue en plongée d’une chienne allaitant plusieurs chiots dans une caisse de mise bas chaude et propre.
Après la naissance, le calme et la chaleur favorisent la récupération de toute la portée.

Les chiots doivent être pesés tous les jours, idéalement à la même heure. Une légère variation peut arriver, mais un chiot qui ne grossit pas ou qui perd du poids doit être surveillé. Les plus petits peuvent avoir besoin d’aide pour accéder aux meilleures tétines, surtout dans une grande portée.


Quelques gestes simples aident les premiers jours :


  • Garder la pièce à température stable.

  • Limiter les visites et les manipulations.

  • Vérifier que chaque chiot tète régulièrement.

  • Changer les tissus souillés sans parfums ni produits irritants.

  • Observer le comportement de la mère sans la déranger.


La chienne peut se montrer protectrice. Ce comportement est fréquent après la naissance. Il faut respecter son besoin de calme, tout en s’assurant qu’elle accepte les soins nécessaires et qu’elle ne met pas les chiots en danger par stress ou maladresse.


Une visite ou un échange avec le vétérinaire après la mise bas peut être utile, surtout après une première portée, une naissance difficile ou une portée nombreuse. Le professionnel vérifie l’état de la mère, conseille sur l’alimentation, les vermifuges, le suivi des chiots et le calendrier des prochaines étapes.


La mise bas est un moment naturel, mais ce n’est pas un moment banal. Une bonne préparation évite beaucoup d’improvisation. Une surveillance calme aide à repérer les vraies urgences. Et quand un doute persiste, le vétérinaire doit rester le premier interlocuteur.


Le meilleur repère reste l’équilibre entre présence et discrétion. Préparer l’espace, noter les événements, garder les chiots au chaud, laisser la mère faire son travail quand tout se passe bien, puis demander de l’aide sans tarder si la situation sort du cadre normal. C’est ainsi que la naissance a les meilleures chances de se dérouler sereinement, pour la chienne comme pour ses chiots.

Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à contacter notre équipe. ACCUEIL

 
 
 

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